samedi 30 août 2008

Vin Diesel, Babylon A.D., Daniel Craig et même... X

C'est con, je m'attendais à regarder un bon film lorsque j'ai lancé Babylon A.D. sur mon ordi avant-hier soir. Raté. Ce qui se passait dans les appartements en face du mien m'a paru nettement plus intéressant. Il faut dire qu'entre Vin Diesel ou de nouvelles voisines le choix est vite fait.

Bon sinon je perds du temps, plus que ce dont je dispose. C'est assez embêtant et je vais tâcher d'y remédier. La semaine à venir s'annonce particulièrement éprouvante tant sur le plan physique que mental, il est maintenant clair que ce travail aura ma peau. Plus que deux semaines et je suis libre. Enfin... Façon de parler.

Conversation dans la rue il y a quelques semaines :
"T'as vu X..., c'est un homme nouveau!"
"Ah, il a enfin une copine?"
"Oui bon... C'est presque un homme nouveau"

Je vais tout de même parler de Babylon A.D. Le seul film potable de Vin Diesel fut Jugez-moi coupable. Ce fut la première fois que je vis une expression humaine sur son visage et croyez-moi ce fut un choc. C'est comme si Rambo jouait à colin-maillard, une sorte de truc dont on met plusieurs heures à se remettre et qu'on veut absolument revoir pour s'assurer qu'on n'a pas rêvé. Outre le Monolithe, on ne peut pas dire que Mélanie Thierry descende dans mon estime puisqu'elle n'y a jamais figuré mais le coeur y est. Quant à l'apparition de Lambert Wilson... Un gag. Ce film est un gag du début à la fin. Kassovitz montre l'ampleur de son génie dans ce film imbuvable où tout est prétexte pour donner à Visage de Marbre l'occasion de faire le beau. Quant à la voix de doublage français... Achevez-moi!

Je n'ai pas encore lu Babylon Babies, le roman de Maurice G. Dantec ayant servi de base à ce gâchis de pellicule, mais j'espère sincèrement y trouver davantage de réflexion. Vivement la sortie du prochain James Bond, que je puisse retrouver la motivation de brûler Daniel Craig.

dimanche 17 août 2008

De séduction et d'internet

Je tiens à souligner la subtilité d'une publicité Internet de Meetic aperçue il y a quelques minutes et qui disait à peu près ceci : Ne confondez pas drague et séduction.

Bon maintenant, que ce soit le slogan d'un site de rencontres me gêne un peu plus dans la mesure où tout "séducteur" digne de ce nom n'aura jamais idée d'avoir recours à ce genre de services. C'est même plutôt recommandé de jeter son ordinateur lorsque l'on veut séduire une femme. Sinon c'est le risque de tomber assez rapidement dans la FZ (Friend Zone) et c'est quand même con de risquer de foirer son coup juste parce qu'on a la flemme d'aller dans la rue parler aux jolies filles.

Lorsqu'un homme veut séduire une femme il ne devrait utiliser MSN que pour lui donner rendez-vous. Ca peut paraître stupide mais il arrive fréquemment que les rencontres via internet suivies de discussions régulières n'aboutissent à rien pour la bonne et simple raison qu'au bout d'un moment vous faites partie des meubles. Evidemment il existera toujours des exceptions, mais ça restera exceptionnel (à noter que ma LTR (Long Time Relationship) est donc exceptionnelle...).

Pour faire simple disons que pour cesser de se comporter en bon AFC (Average Frustrated Chump) de la Toile il faut intégrer une chose : la rencontre réelle est le seul et unique objectif d'une conversation par écrans interposés. A noter que je me suis éloigné du sujet et que la drague sur sites de rencontres est à mettre à part. Là je prends l'exemple typique du gars qui après avoir discuté quelques minutes avec une jeune femme lui a demandé son adresse mail et qui maintenant veut la revoir.

Personnellement je recommande de ne jamais demander l'adresse e-mail mais plutôt le numéro de téléphone (c'est un numclose). Pour cela le forcing reste la meilleur méthode. Après un bon fluff talk, commencer à rentrer son prénom puis rentrer "06" dans son téléphone portable. Lorsque vous lui tendrez votre téléphone, si vous avez correctement amené la chose, cela apparaîtra comme étant la suite naturelle du moment que vous passez ensemble.

Vous n'avez rien compris aux diverses expressions en italique semées tout au long de cet article? C'est normal si vous ne vous êtes jamais penché sur les méthodes de séduction et les relations hommes/femmes en général. De nombreux ouvrages traitent du sujet, certains meilleurs que d'autres, et plusieurs communautés de réflexion (et de pratique) se sont formées sur Internet. En tant qu'ancien habitué de FTS (FrenchTouch Séduction) je ne peux que vous le recommander, ne serait-ce que pour son lexique :-D (cliquez sur lexique pour voir? Oh surprise!).

Dans un prochain article j'expliquerai peut-être pourquoi je me suis éloigné de FTS et des gens qui veulent vous dire comment penser et vous habiller...

dimanche 10 août 2008

Pas d'inspi là...

Après tout dis-moi : qu’est-ce qu’elles ont de plus que nous
Si ce n’est cette force qui fait qu’elles vous oublient,
Cette horreur au fond d’elles, ce monstre qui crie
Quand elles vous font l’amour tu sais qu’elles n’oublient pas,
Qu’il n’y a qu’à la nature qu’elles tiennent parole.


Le besoin de partir se fait de plus en plus pressant. New York, Dublin… En quelques jours je me fais une carte, je me construis des projets, un futur. Une vie. Je ne parle pas d’envie, comprenons-nous bien, mais de besoin. Je suffoque et personne n’y peut rien. Je ne peux pas simplement partir, tout quitter un beau matin pour aller parcourir les routes de pays dont les populations me sont pour le moment inconnues. Pour ça il faudrait couper trop de ponts, faire comprendre trop de choses. J’ai des études à finir, un boulot à trouver, des appart’ à meubler, une maison à construire… Le temps me manque. Une année sabbatique me ferait pourtant le plus grand bien. Une année passée à longer les routes avec pour seuls bagages un sac et des souvenirs oubliés. Voire à oublier.

J’aurais voulu partir une semaine en septembre, histoire de pouvoir dire que depuis juillet 2006 j’ai eu quelques jours à moi vraiment. Mais ce ne sera pas possible, je n’aurai même pas fini le boulot que je devrai déjà reprendre les cours.

Je ne veux pas faire les circuits touristiques, je me refuse à monter dans un de ces bus pour handicapés moteurs qui vous font parcourir les grandes artères de telle ou telle ville sans prendre le temps de s’arrêter pour aller à la rencontre des gens, les vrais, pas ceux qui se fendent d’un « Bonjour Monsieur » accompagné d’un énorme sourire ultra-bright quand vous prenez votre clé d’hôtel. Aller boire un verre tous les soirs pendant une semaine dans le plus ancien pub de Dublin, dans un quartier authentique et débarrassé de ces malades du cliché raté et du flash abusif.

Gardez loin de moi la Statue de la Liberté, l’Empire State Building et autres réjouissances superficielles. Je veux marcher dans les rues, me frotter aux gens et croiser de furtifs regards. Je veux débarquer dans une ville immense avec pour seule bouée de secours un plan acheté à la va-vite dans un kiosque d’aéroport.

Au fait la chanson au-dessus c’est « Putain vous m’aurez plus » by Saez.

vendredi 8 août 2008

C'était juste une ombre...

Je crois t'avoir vu, tu embrassais un homme au milieu d'une arène
Je crois que t'as confondu, était-elle bonde ou brune ? La trouvais-tu mignonne ?
Mais je crois t'avoir vu croisant son regard la main sur son épaule
Je crois que t’as confondu c’est pas la première fois que ton cerveau déconne.


Evidemment ça ne vaut pas l'écoute du morceau : Je recherche by Mauss & Charlie. Mon coup de coeur de la journée. Ce matin un coup de fil. On voulait s'assurer que je serai bien présent à la partie de poker d'un cercle que j'ai mis un an à intégrer. Manquerait plus que je la rate! D'autant plus que tout absent doit tout de même payer le buy-in. Alors tant qu'à faire, autant jouer. Je pense avoir mes chances, l'avenir me dira si j'ai raison ou non.

Dernier exploit en date : avec ma copine nous étions dans un magasin de déco il y a deux ou trois semaines de cela. Nous entrons et disons bonjour aux deux vendeuses présentes à l'entrée. Au bout d'une trentaine de minutes nous passons à la caisse lorsque ma copine me refuse le droit de tourner la tête sur le côté. Bien sûr je regarde sur ma droite : une très jolie jeune femme me fait un sourire. Une vendeuse que je n'avais pas repérée à l'entrée. Brune, yeux clairs (bleus, verts?), tatouée. Tout pour plaire. Finalement il s'est avéré que les trois demoiselles avaient les yeux rivés sur ma personne. Deux d'entre elles gloussaient gentiment (si j'en crois les dires de la nana prête à leur sauter à la gorge pour un regard dans ma direction). Plus tard, interrogé sur la raison de ces regards insistants, je n'ai su que répondre. Lorsque soudain je répondis : "ah c'est peut-être à cause du clin d'oeil que j'ai fait à la blonde en lui disant bonjour". Que n'avais-je pas dit là! Il fut bien vain d'expliquer que le clin d'oeil était devenu au fil du temps chez moi un réflexe, presque une seconde nature.

Et c'est ainsi que j'ajoutai à la déjà longue liste de choses à surveiller dans mon comportement... le clin d'oeil.

jeudi 7 août 2008

Blème d'avoir tes hanches sous mes yeux balancer...

You held my head over the edge of the bed
I remember it now, but at the time I thought I was dead
You put a pan there, and held back my hair,
How can I repay your for saving me and my hardwood floor?

Après ce petit intermède musical [Soda Shop - Jay Brannan] passons aux choses sérieuses. La nuit dernière je me suis endormi aux alentours de 2h45. A 4h j'étais debout, le vent soufflait à plus de 130km/h et je contemplais les restes de ma table de jardin dans l'obscurité que seuls quelques éclairs osaient combattre. Conclusion : les orages m'emm... profondément, le vent également.

Qui plus est ma journée de demain va certainement être on ne peut plus fatiguante : je passerai 12h30 au boulot le jour de l'anniversaire de ma mère. Début des hostilités : 6h30. Fin de la bataille : 22h30. Les plus matheux d'entre vous auront noté que j'ai droit à 3h30 de pause dans l'après-midi. Trop aimable hmm?

En fin d'après-midi je me suis rendu à la Fnac. Montant des dépenses : 62,92€. Je n'ai pu m'empêcher d'acheter le coffret Le Faucon Maltais/Le Grand Sommeil qui à lui seul valait 32,93€. Je suis incorrigible. Le trajet retour fut assez étrange, un homme me suivant très clairement et sans aucune intention de s'en cacher. Je suppose que la vue d'une lame dans ma main l'a dissuadé puisqu'il a changé de route à 100m de chez moi.

Cette nuit, avant mes 75 minutes de sommeil, j'ai repensé au post de Dahlia concernant le "Top 5 des meilleurs morceaux pour faire le sexe". Finalement la dernière chanson sur laquelle la chose fut faite n'a absolument rien d'érotique puisqu'il s'agissait de "Va voir ailleurs", chanté par... Christophe Maé. Oui, je sais. C'était totalement involontaire, mon lecteur était programmé pour jouer en boucle. J'ai fait l'erreur de m'allonger quelques instants pour écouter la chanson et voilà... Deux heures de Maé ça vous guérit pour un long moment!

samedi 2 août 2008

En bref

Michel Houellebecq est de la race des pseudo-écrivains qui n'ont rien à dire mais qui le disent si bien qu'ils parviennent à séduire une certaine élite intellectuelle parisienne se complaisant dans l'adulation du faux trash, du faux franc-parler et finalement : du faux talent. Le Prix de Flore lui a tout de même été décerné m'objecterez-vous. Une simple erreur de parcours pour l'un des rares - pour ne pas dire le seul - prix littéraires encore indépendants face à la toute-puissance des maisons d'édition françaises.

Pas étonnant que les Français lisent moins de "littérature" pour mieux dévorer les ouvrages Marc Lévy, Christine Angot et autres génies français de la prose faiblarde et du style miséreux. Ce n'est pas Houellebecq qui est en cause, ni même ses compères imposteurs. Les racines du Mal qui nous ronge sont ailleurs. On pourra ainsi montrer du doigt les émissions littéraires devenues au fil du temps de plus en plus rébarbatrices et solennelles, comme pour marquer le territoire d'une littérature qui se veut réservée à un groupe restreint alors qu'au contraire elle devrait s'ouvrir à tous.

La relégation de ces émissions en deuxième voire troisième partie de soirée n'arrange rien à l'affaire. Leur suppression progressive de nos écrans, de plus en plus flagrante, non plus. La littérature va-t-elle de paire avec les médias? C'est là une question qu'il nous faut nous poser face au spectacle affligeant que nous livre la télévision en général et le Service Public en particulier. Comme le faisait justement remarquer Stalker ici, "William Faulkner ou Joseph Conrad [étaient] presque muets sur leurs romans respectifs". Un écrivain doit écrire, point.

Gageons que si Hémingway avait formulé ses 10 conseils aux écrivains futurs après l'an 2000 il n'y aurait pas eu dix commandements mais onze, et que ce onzième principe eût été : "Fuyez charlatans et amuseurs du petit écran".