jeudi 31 juillet 2008

Chloé, youhou je suis là !!

La Toile est si vaste... Il arrive parfois que l'on ressente la désagréable sensation (ressentir une sensation, fallait le faire) de l'eau envahissant peu à peu nos poumons, jusqu'à l'ultime hocquet qui nous ôte la souris des mains.

Plus sérieusement, je viens de me rendre compte que je suis généralement le contre-exemple total de ce qu'il faudrait faire pour être un bon internaute intégré dans cette communauté quasi-infinie. Et oui, il faut bien me rendre à l'évidence : je ne joue pas le jeu. Allez, je ne peux plus me tenir davantage, j'avoue tout : certaines personnes inclues dans ma modeste liste de liens ignorent tout de ce blog. Ce serait plus grave si je prétendais être leurs amis, c'est vrai. Je ne connais pas Stalker mais je connais Jérôme (Attal), je n'ai aucune preuve de l'existence réelle de Dahlia, je ne connais pas non plus Chloé Delaume, bien que je lui aie envoyé un mail (pour signaler un lien mort sur son site, ça en crée... des liens) etc. Au passage Jérôme si tu lis ce post : il faut répondre à mes sms sinon je m'inquiète moi!

Cette entrée en matière n'a pas grand sens, vous vous en serez rendus compte. Cependant la suite en a plus. Quoique certains préfèreront croire l'inverse. A vous de voir. Certaines personnes de mon entourage virtuel (à quand les pique-nique sur un coin d'herbe pixellisée?) semblent vouloir percer à tout prix dans les mondes littéraire et médiatique, qui de nos jours d'ailleurs n'en forment plus qu'un seul. Aucune objection à la chose, sauf que... Sauf que. Certains s'autoproclament critiques, d'autres écrivains, d'autres encore ni l'un ni l'autre mais affirment qu'ils ont "du talent". Pour les plus irrécupérables d'entre eux ce sera les trois à la fois. La grande majorité partent avec une longueur d'avance sur les autres : ils habitent Paris. Il est toujours plus simple de réussir lorsqu'on a la chance d'arpenter les rues grisâtres de notre capitale agonisante; la masse des provinciaux, telle une horde de Germaniques prêts à mettre l'Empire Romain à feu et à sang, est généralement regardée par les capit-Aliens avec frayeur et condescendance. Quand elle est regardée. Le JT de 13h sur TF1 n'arrange rien lorsqu'il donne l'impression que mis à part Paris la France est peuplée de séniles édentés et consanguins fabriquant des chaises en feuilles de menthe.

Difficile alors d'en vouloir aux Parisiens de refuser aux provinciaux l'accès à une soi-disant sphère intellectuelle. Sauf que. Ca n'empêche pas certains de mes camarades virtuels et provinciaux de croire en leur bonne étoile et de se lever tous les matins persuadés que bientôt viendra leur tour. Ils regardent et s'esclaffent devant les critiques amères de Naulleau et Zemmour, prennent avec Durand des notes qui leur serviront à étoffer les conversations prochaines et à étaler une prétendue culture qu'ils ne possèdent évidemment pas et s'arrangent même pour passer un maximum de temps à 1) écrire 2) lire 3) critiquer 4) dire à tout le monde qu'ils écrivent, lisent et critiquent. Je ne reviendrai pas sur le rôle difficile de critique et la légitimité qui doit aller de paire; pour ceux que ça intéresse l'article paru sur Discordance et initialement intitulé "La critique actuelle ou le règle du consensuel" est disponible ici.

J'ai eu l'occasion de lire les oeuvres de certains de ces esprits naïfs. Du talent parfois, des surprises rarement, du désespoir souvent. En même temps Houellebecq m'ennuie, Nothomb me rappelle les Oui-Oui de mon enfance et Beigbeder me laisse indifférent. Avec un pareil passif je suis bien conscient que je ne suis pas apte à juger de ce qui ou ne sera pas publié dans les années à venir. Néanmoins je ne puis m'empêcher de constater - et de clamer haut et fort - que ce qu'on appelle aujourd'hui littérature n'est qu'un ensemble de mots accollés les uns aux autres sans aucun style, aucune recherche et surtout sans l'ombre du talent annoncé sur les quatrième de couverture.

Je réserve une pensée toute particulière pour celles et ceux qui pensent qu'aligner des mots de plus de quatre syllabes comportant des y ou des x (voire les deux...) suffit à masquer leur pauvreté intellectuelle. Je vais vous dire une chose : vous avez raison. A tel point que le peuple en redemande. Ce phénomène du "je-ne-comprends-rien-mais-s'il-emploie-des-mots-si-compliqués-c'est-parce-qu'il-est-plus-intelligent-et-talentueux" est observable autant sur les plateaux de télévision que dans les magazines, webzines et blogs actuels. La poudre aux yeux a un bel avenir devant elle.

Enfin, pour celles et ceux qui souhaiteraient débattre de la question j'ai un jour de repos dimanche et je me déplace dans toute la France. A bon entendeur.

mardi 15 juillet 2008

Je parle anglais, je suis toujours bronzé...

J'avais presque oublié cette chanson de Thomas Dutronc, Nasdaq (normalement, elle s'est lancée automatiquement à l'affichage de cette page; oui je sais, c'est énervant comme pratique). Voilà un morceau qui me donne la pêche! Pour l'anecdote, la première fois que je l'ai entendue, je me suis dit "tiens, une chanson de Jacques Dutronc jeune que je ne connais pas". Il a vraiment des intonations de son père. Et accessoirement, son talent.

Sinon j'ai appris plusieurs choses ces derniers temps : ne pas draguer la serveuse d'un bar dans lequel on est susceptible de se rendre avec sa copine. Pourquoi? D'abord, parce que lorsqu'on y va deux soirs par semaine avec à chaque fois une fille différente (en tout bien tout honneur, hein), ladite serveuse risque de faire une gaffe en parlant à votre copine. Vous savez, genre : "cette fois c'est ta copine?" ou "alors toi c'est Caroline c'est ça?". Ensuite, parce que lorsque votre copine est jalouse, le simple fait que vous rigoliez avec ladite serveuse va foutre votre soirée en l'air. Enfin, parce que... c'est dangereux!

Pendant que j'y pense, une merveilleuse chronique vient de paraître sur Discordance au sujet du film Hancock. Magie du Net, vous pouvez la lire en cliquant .