dimanche 10 août 2008

Pas d'inspi là...

Après tout dis-moi : qu’est-ce qu’elles ont de plus que nous
Si ce n’est cette force qui fait qu’elles vous oublient,
Cette horreur au fond d’elles, ce monstre qui crie
Quand elles vous font l’amour tu sais qu’elles n’oublient pas,
Qu’il n’y a qu’à la nature qu’elles tiennent parole.


Le besoin de partir se fait de plus en plus pressant. New York, Dublin… En quelques jours je me fais une carte, je me construis des projets, un futur. Une vie. Je ne parle pas d’envie, comprenons-nous bien, mais de besoin. Je suffoque et personne n’y peut rien. Je ne peux pas simplement partir, tout quitter un beau matin pour aller parcourir les routes de pays dont les populations me sont pour le moment inconnues. Pour ça il faudrait couper trop de ponts, faire comprendre trop de choses. J’ai des études à finir, un boulot à trouver, des appart’ à meubler, une maison à construire… Le temps me manque. Une année sabbatique me ferait pourtant le plus grand bien. Une année passée à longer les routes avec pour seuls bagages un sac et des souvenirs oubliés. Voire à oublier.

J’aurais voulu partir une semaine en septembre, histoire de pouvoir dire que depuis juillet 2006 j’ai eu quelques jours à moi vraiment. Mais ce ne sera pas possible, je n’aurai même pas fini le boulot que je devrai déjà reprendre les cours.

Je ne veux pas faire les circuits touristiques, je me refuse à monter dans un de ces bus pour handicapés moteurs qui vous font parcourir les grandes artères de telle ou telle ville sans prendre le temps de s’arrêter pour aller à la rencontre des gens, les vrais, pas ceux qui se fendent d’un « Bonjour Monsieur » accompagné d’un énorme sourire ultra-bright quand vous prenez votre clé d’hôtel. Aller boire un verre tous les soirs pendant une semaine dans le plus ancien pub de Dublin, dans un quartier authentique et débarrassé de ces malades du cliché raté et du flash abusif.

Gardez loin de moi la Statue de la Liberté, l’Empire State Building et autres réjouissances superficielles. Je veux marcher dans les rues, me frotter aux gens et croiser de furtifs regards. Je veux débarquer dans une ville immense avec pour seule bouée de secours un plan acheté à la va-vite dans un kiosque d’aéroport.

Au fait la chanson au-dessus c’est « Putain vous m’aurez plus » by Saez.

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