samedi 2 août 2008

En bref

Michel Houellebecq est de la race des pseudo-écrivains qui n'ont rien à dire mais qui le disent si bien qu'ils parviennent à séduire une certaine élite intellectuelle parisienne se complaisant dans l'adulation du faux trash, du faux franc-parler et finalement : du faux talent. Le Prix de Flore lui a tout de même été décerné m'objecterez-vous. Une simple erreur de parcours pour l'un des rares - pour ne pas dire le seul - prix littéraires encore indépendants face à la toute-puissance des maisons d'édition françaises.

Pas étonnant que les Français lisent moins de "littérature" pour mieux dévorer les ouvrages Marc Lévy, Christine Angot et autres génies français de la prose faiblarde et du style miséreux. Ce n'est pas Houellebecq qui est en cause, ni même ses compères imposteurs. Les racines du Mal qui nous ronge sont ailleurs. On pourra ainsi montrer du doigt les émissions littéraires devenues au fil du temps de plus en plus rébarbatrices et solennelles, comme pour marquer le territoire d'une littérature qui se veut réservée à un groupe restreint alors qu'au contraire elle devrait s'ouvrir à tous.

La relégation de ces émissions en deuxième voire troisième partie de soirée n'arrange rien à l'affaire. Leur suppression progressive de nos écrans, de plus en plus flagrante, non plus. La littérature va-t-elle de paire avec les médias? C'est là une question qu'il nous faut nous poser face au spectacle affligeant que nous livre la télévision en général et le Service Public en particulier. Comme le faisait justement remarquer Stalker ici, "William Faulkner ou Joseph Conrad [étaient] presque muets sur leurs romans respectifs". Un écrivain doit écrire, point.

Gageons que si Hémingway avait formulé ses 10 conseils aux écrivains futurs après l'an 2000 il n'y aurait pas eu dix commandements mais onze, et que ce onzième principe eût été : "Fuyez charlatans et amuseurs du petit écran".

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